Submitted: janlemoux 15 Déc 2025
L’ADEME vient de publier son guide anti-greenwashing 2025, un document très attendu qui rappelle une évidence trop souvent oubliée : en matière d’environnement, les affirmations doivent reposer sur des faits, pas sur des slogans. Une bonne nouvelle – et même un beau cadeau de Noël avant l’heure – pour celles et ceux qui souhaitent préparer une année 2026 réellement responsable, et mieux appliquer un nouveau cadre réglementaire devenu plus contraignant.
Pour Two Sides France, engagé de longue date contre les allégations environnementales infondées, cette publication revêt une importance toute particulière. Depuis plusieurs années, notre association alerte sur les messages trompeurs, notamment au détriment du papier, trop souvent présenté comme archaïque ou polluant, sans fondement scientifique sérieux. Le guide de l’ADEME vient opportunément rappeler les règles pour comparer des supports ou des usages… et notamment que la promotion d’un numérique plus écologique sans données robustes relève davantage de la croyance que de l’information.
Two Sides France ne se contente d’ailleurs pas de discours. L’organisation a obtenu gain de cause à plusieurs reprises à la suite de plaintes déposées auprès du Jury de déontologie de la publicité (JDP), démontrant que certaines communications environnementales en faveur du numérique ne respectaient ni les règles déontologiques, ni la réalité des impacts. Ces décisions ont contribué à faire évoluer les pratiques et à rappeler que le greenwashing n’est pas acceptable.
Le guide de l’ADEME est également essentiel pour rappeler aux communicants un autre angle mort du débat : l’impact environnemental du numérique, dont la pollution explose mais reste largement méconnue du grand public. Data centers, terminaux, usages intensifs… le numérique n’est ni immatériel ni neutre, et mérite une information honnête, loin des idées reçues. Et la collecte des données sur les impacts d’une campagne numérique sera indispensable avant toute chose.
En somme, ce guide arrive à point nommé. Un peu comme un bon pull sous le sapin : pas forcément spectaculaire, mais indispensable pour affronter l’avenir. Et pour bâtir, dès 2026, une communication environnementale plus sincère et plus rigoureuse.