L’énergie utilisée pour la production de papier est majoritairement d’origine renouvelable avec une faible empreinte carbone
Le secteur de la pâte et du papier est l’un des plus faibles émetteurs industriels de gaz à effet de serre, représentant 0,9 % des émissions européennes en 2021.[1]
Les émissions de gaz à effet de serre par l’industrie papetière ont diminué de 43 % par tonne produite entre 2000 et 2024. L’industrie européenne de la pâte et du papier est également le plus grand producteur et utilisateur d’énergie renouvelable en Europe, 65,5 % de l’énergie thermique qu’elle utilise provenant de sources renouvelables.[2]
La principale source d’énergie de l’industrie (hors électricité achetée) est la biomasse (65,5 %), suivie du gaz (28,7 %). Les 5,8 % restants sont constitués d’autres combustibles fossiles et d’électricité achetée nette.[2]
En France, la part de production de chaleur issue d’énergie décarbonée est passée de 49% à 61% entre 2005 et 2024.
L’industrie n’a cessé d’augmenter son utilisation de la biomasse depuis 1991, avec une hausse de 65 % pour atteindre 681 288 TJ en 2023.
Entre 2010 et 2021, l’industrie papetière européenne a réduit sa consommation totale d’énergie primaire de 19 %. Elle est désormais inférieure à ce qu’elle était au début de ce siècle. L’industrie papetière européenne produit elle-même 55,5 % de son électricité, dont plus de 95 % grâce à des centrales de cogénération (chaleur et électricité combinées) de haut rendement [2].
L’industrie du papier et de l’imprimé est l’un des plus faibles émetteurs industriels de gaz à effet de serre en Europe, puisqu’elle ne représente que 0,9 % des émissions en 2021.
Ce chiffre est bien plus faible que ceux des industries des produits minéraux nonmétalliques (5,6 %) ou des industries des métaux de base (4,8 %).