Submitted: Karen 10 Sep 2025
Après les tickets de caisse, les notices de médicament et les billets, le chèque est maintenant dans le viseur des pouvoirs publics et des acteurs institutionnels, qui souhaitent faire des économies en favorisant le numérique.
Sortir son chéquier pour régler un achat est probablement moins fréquent aujourd’hui. Pourtant, ce geste est loin d’avoir disparu, particulièrement en France, qui représente à elle seule 88% des chèques émis dans l’Union Européenne, selon la Banque Centrale Européenne. Au-delà des statistiques, cette situation repose sur une réalité quotidienne. Crainte des escroqueries en ligne, suivi comptable, démarche par ou pour le compte de personnes âgées… un micro trottoir fait rapidement ressortir l’incompréhension et le désarroi à l’idée de supprimer le paiement par chèque.
Et pourtant, banques centrales, ministères ou commerçants rendent l’usage du chèque plus complexe, plus cher, quand il n’est pas tout simplement interdit. Ainsi, la Direction générale des finances publiques prévoit l’arrêt du paiement par chèque pour les impôts et les amendes. Une fermeture du dernier centre d’encaissement de chèques des finances publiques est prévue pour la rentrée 2027.
Et ceci sans même parler des enjeux environnementaux de l’infrastructure numérique associée au transfert et au stockage d’informations, le plus souvent ignorés par les institutions bancaires, alors que des études récentes montrent clairement que le numérique ne peut pas être considéré a priori comme plus écologique que le papier.
Alors, qui serait le plus touché ? Face à une population vieillissante, le numérique met de côté nos ainés et les personnes qui n’ont pas accès à d’autres moyens de paiement et pour qui le support papier, dont les chèques, fait encore partie intégrante de leurs habitudes. En cherchant à remplacer des pratiques considérées désuètes au profit de solutions numériques, une partie de la population se retrouve exclue, aggravant alors la fracture numérique déjà existante.
La dernière étude réalisée par Two Sides est pourtant catégorique :
Un nouvel exemple de choix institutionnel fait en ignorant les préférences réelles de la population, les enjeux environnementaux de la pollution numérique, qui sont deux piliers du développement durable.
Retrouvez l’article complet du Figaro ici.